coïncidence, un jour de bois...

Ce week-end, nous avons profité des éclaircies entre les averses de novembre pour aller, dans une ancienne ferme à quelques kilomètres de chez nous, refaire le plein de bois qui servira à chauffer la salle de yoga et le mobil-home, où nous nous apprêtons à passer (espérons-le...), un dernier hiver... La "corvée" de bois, avec ses deux cordes (à peu près deux camions) à charger, à décharger, puis à ranger... (et je l'aime bien pour ça...), est toujours l'occasion de faire travailler le corps physiologiquement, comme il a été conçu pour le faire... 


les dernières bûches à ranger...

Plusieurs heures durant, l'exercice consiste donc répétitivement à : se pencher depuis les hanches, charger une brassée de bois, se relever depuis l'arrière-jambe, se pencher depuis les hanches, charger une brassée, remonter depuis l'arrière-jambe, se pencher depuis les hanches... Le tout, autant que possible, sans arrondir le bas du dos. Bref, celles qui viennent régulièrement, vous connaissez tout ça. Et ce matin, loin d'avoir des courbatures, j'avais (devant un poêle bien rempli) une pratique de yoga libre, fluide, déliée... très agréable après ces deux jours "d'échauffement"...

Pourtant, cette année, le "jour du bois" était aussi tacitement et tristement associé dans nos esprits à la mort de notre chat Muji, qui s'était fait renversé l'année dernière devant chez nous, entre deux tours à cette même ferme où nous nous fournissons... A notre premier aller vendredi matin, alors que nous commençons à charger, je me dis, allez savoir pourquoi..., que l'ancienne ferme est un bien bon endroit pour des chats, qu'au moins ils ne risquent pas de se faire écraser car il n'y a là aucun passage, aucune route. Un vrai petit paradis pour animaux en liberté... Et, alors que nous terminons notre deuxième chargement en fin d'après-midi avec notre fille, un jeune chat noir charbon vient nous voir... "Moins c'est probable, plus c'est signifiant", dit en substance Deepak Chopra, et, sur les 17 chats qu'ont apparemment les gens qui vivent ici, c'est ce petit chat noir, exactement comme était le notre, qui vient vers nous, sous la pluie, et cherche à jouer, se frotter, à monter sur les genoux... Un beau clin d'oeil symbolique de la vie... En tous cas, c'est comme ça que nous l'interprétons naturellement tous les trois, trouvant dans "ce signe du ciel" un certain apaisement. Après ça, il n'aurait pas fallu longtemps me prier pour que j'emmène le chat, mais c'est avec une énooooorme courgette dans les bras que nous repartons, gentiment offerte par le propriétaire du chaton... 
Un geste désintéressé et touchant... Et, ah oui !, ai-je mentionné que l'endroit s'appelle la Foi(x) ?...

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