au tapis, et dans la vie #4 : ekapādarājakapotāsana, c'est... "faire ses additions-soustractions à la table de la cuisine" !

S'il existe une variante plus avancée, royale (rāja) de ce pigeon (ou colombe), la posture plus simple, jambe allongée derrière - apparemment... -, semble se prendre naturellement pour faire marcher son cerveau gauche dans la vie... 


Prendre la pose :
Partez d'une posture à quatre pattes ou d'un chien tête en bas (qui donne plus d'élan à la jambe avant et prépare les épaules). Amenez le genou droit vers les mains (sur la ligne des poignets si vous pouvez), et, avant d'aller plus loin, passez sous votre cuisse droite, la couverture pliée que vous aurez préparée à l'avance. Asseyez votre jambe sur ce support. A présent, vous allez pouvoir adapter la posture en ouvrant plus ou moins le pied droit jusque éventuellement pouvoir placer votre tibia parallèle au petit bord de votre tapis. Plus vous ouvrez, plus l'étirement est intense dans le piriforme (sur le côté de la fesse, là où vous sentez que "ça tire, mais que ça fait du bien")... La jambe arrière s'allonge, pied plutôt vers l'intérieur, le pied avant restant à 90° par rapport à votre tibia. Après plusieurs respirations, vous pourrez intensifier encore l'étirement en venant vous allonger sur votre jambe droite. Mais prenez le temps de rester dans cette position haute, comme entre ciel et sol, dans cet entre-deux aérien où, selon le Skanda Purāṇa, le Dieu Śiva lui-même, le Māheś, le Yogeśvara - le grand, le yoguique Seigneur, s'étant réduit à la taille d'un pigeon, entreprit de rester, afin de se tenir à l'écart des paires d'opposés... de se soustraire à l'influence des contraires, dans ce magique intervalle où tout yogi devrait être établi, qui, ayant maîtrisé la posture, tadaḥ, alors, ne subit plus l'assault de la dualité (Patañjali, Yogasūtrāṇi, II.48).


Oṁ namaḥ kapoteśvarāya.
(Depuis l'épisode du Skanda Purāṇa, Kapota ou Kapoteśvara fait partie de la liste des mille,
sinon des cent noms que l'on attribue au Dieu Śiva).

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