dīpāvalī 2012

L'Inde illuminée fête ce soir son nouvel an, Divālī,
le retour, dans la mythologie, du prince Rāma chez lui,
illustrant par ces millions de petites mèches allumées en tous coins du pays-monde, cette conviction, tellement intime, que de la plus noire obscurité, jaillira toujours la lumière ; que de l'obscurité, il ne peut naître même que la lumière, à l'autre bout du dvandva...


Un dvandva, dans nos traductions occidentales, est une paire ou un couple d'opposés, mais plus littéralement un dvandva serait plutôt "un deux-à-deux" ou "un deux-par-deux" (dva = 2), soit les deux polarités d'une seule et même énergie. Le brigand Vālmīki en fit l'expérience, qui, s'étant mit à psalmodier le nom sanskrit de la mort (Mara), s'aperçut bientôt qu'il récitait en fait le nom de Dieu (Rāma)...

L'épigraphiste Vasundharā Filliozat note en effet que l'Inde a toujours fait du nom de Ram, un presque synonyme du nom de Dieu, et de sa prononciation, "la seule et même réponse à toutes les questions"... 

Et c'est ainsi que Vālmīki dans sa litanie atteint l'illumination, la divine connaissance et que du prince charmant d'Ayodhyā il écrira plus tard l'épopée : le célèbre Rāmāyana.

A tous, un heureux Divālī...
Et pour ceux qui seront là, peut-être le gestuel chanté dit "Ra-Ma" 
que je vous fais rituellement pratiquer en début de séance 
résonnera-t-il un peu différemment à vos oreilles aujourd'hui...

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