âsanas-à-la-suite #3 : de utthitā hasta pādānguṣṭhāsana à Śivanaṭarājāsana avec une sangle...

C'est en travaillant ces postures pour moi-même, que je me suis aperçue que l'on pouvait - assez naturellement d'ailleurs, puisqu'elles font travailler la hanche dans deux de ses sens, en flexion et en extension - passer de l'une à l'autre... Voici comment :

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1-utthitā hasta pādānguṣṭhāsana (la jambe à l'équerre avec le gros orteil à la main)
  • Vous passez une sangle sous la plante du pied droit, puis vous placez le talon droit sur une brique (ou sur un petit banc ou un autre support pas trop haut), les brins de la sangle dans les mains.
  • Prenez le temps de bien relaxer le tréfonds de vos hanches pour stabiliser votre bassin. Votre pied gauche est bien ancré au sol, "dans" le sol irait-on jusqu'à dire, et "sa jambe" est verticale. La droite est étendue.
  • Si ces conditions sont bien en place (et il va falloir qu'elles le restent jusqu'au bout de la posture...), votre jambe droite va pouvoir se lever sans effort, "toute seule", et sur chacune de vos prochaines expirations. Expir, la jambe monte d'un cran, vous avancez un peu les mains sur la sangle, expir, la jambe monte encore, etc..., jusqu'à se rapprocher de l'horizontale...

Δ Attention, si le dos fléchit (et la sangle est là pour justement empêcher cela), c'est que vous êtes allée trop loin. Même chose si le bassin se décale, ou - c'est moins grave - si la jambe d'appui se plie. Pour éviter ces "tricheries du corps", tentez d'avoir dans la hanche, la sensation d'une petite molette qui tourne vers le haut à mesure que votre jambe s'élève. Car, de la même manière que l'on lève le bras sans monter l'épaule, il faut apprendre à lever la jambe sans monter la hanche...

Puis, après quelques respirations à votre hauteur maximum, vous redescendez doucement par le même chemin, et, "sans transition" (sans reposer le pied), 
vous abordez la seconde posture :

2-Śivanaṭarājāsana (le roi de la danse)
  • votre pied droit arrive au ras du sol, et vous l'amenez vers l'arrière en fléchissant votre genou. Petit passage délicat (mais à expliquer plus qu'à faire) : il faut maintenant réussir à ne pas perdre la sangle... Tenez-là assez tendue, les deux brins ensemble, main droite plus basse que la main gauche. Lorsque la demie-jambe gauche est horizontale, faites tourner la sangle, de sorte qu'elle soutienne le dessus et non-plus la plante de votre pied. Puis, vous passez les brins de sangle sur l'épaule, coude vers le haut.
  • Lorsque vous en êtes là, une manière de faire, est de fléchir la hanche gauche de façon à ce que le tronc "tombe" en avant et jusqu'à ce que le tibia se retrouve parallèle au mur qui est derrière lui. Puis, sur chacune de vos expirations, vous étirez, vous allongez doucement votre dos, et vous laissez, sous l'effet de ce travail, le ventre mincir, la poitrine s'ouvrir. À mesure que la hanche droite gagnera en souplesse (ici en possibilité d'extension), le buste peu à peu pourra remonter, et vous pourrez de plus en plus reculer la main sur la sangle... Le tibia sera resté vertical et la cuisse horizontale... Mais ne soyez pas pressé(e), il en va de votre dos...

Δ Attention encore, il faut absolument résister à l'envie qu'a, dans cette posture, la hanche droite de s'ouvrir vers l'extérieur (le dessus de la cuisse doit rester parallèle au sol). Mais normalement, la sangle vous en garde...

Enfin vous redescendrez doucement, avant de recommencer ce double-équilibre sur la jambe droite...

Bonne pratique !

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