ça oui, ça non #2 : lever les bras... sans monter les épaules !

À l'école, à l'heure des rituelles "présences", vous leviez la main - ou le doigt -, 
faisant partir votre geste du lointain bout du bras... 
En yoga (ou la présence est de toute heure...), votre mouvement doit partir de l'épaule, de "la racine du bras" (bhujamûla en sanskrit). Mais attention, en prenant cet élan vers le ciel, à ne pas, avec le bras, hausser aussi l'épaule (c'est une région déjà bien assez crispée comme ça...).

ça oui...                            ...ça non

Dans toutes les postures "bras en l'air" du yoga (ici Parvatâsana, la montagne), 
les épaules doivent être basses, des-cen-dues, dé-ten-dues. 
La sensation la plus "parlante" je crois, étant celle d'avoir une épaule "assise" (un mot fondamental en yoga, on y reviendra...).

comment faire ?
Alors bien-sûr, il ne s'agit pas de pousser sur les épaules pour les faire descendre, de les tirer vers le bas, mais simplement :
- à la montée des bras, de placer sa conscience au creux de ces articulations, d'être dedans, (encore la présence...), et de garder à l'esprit qu'elles ne doivent pas "monter avec le bras"... Gare au petit "cran" lorsque le bras arrive à l'horizontale...
- puis, lorsque les bras sont déjà en haut, de laisser agir la gravité... 
Le secret, c'est "relâcher".

Ceci vaut, que vous leviez les bras par le côté (ce qu'on appelle une "abduction"), 
ou par l'avant (c'est l'antépulsion, le mouvement du Playmobil®, qui sait très bien, lui, lever les bras sans soulever les épaules...).
Et ceci vaut aussi que vous leviez les deux bras - mains jointes (Parvatâsana) ou non (Ûrdhvahastâsana) - ou bien un seul bras (comme dans Ardhacandra, la demie-lune). 
Ceci vaudrait même si vous ne leviez pas les bras du tout (!), puisqu'il faudrait toujours pouvoir garder la plus grande distance possible entre l'oreille et l'épaule. 
Pouvoir, entre le lobe et le sommet du bras, "voir du paysage"...


Pensez-y quand vous portez...
Pensez-y quand il fait froid...
Détachez les épaules des oreilles, déchargez-les du poids du monde...


Bonne pratique !

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