la sauge pour la gorge



Si certaines herbes sont folles, celle-ci, la sauge, est sage. L'anglais emploie d'ailleurs le mot "sage" pour nommer les deux : la plante et l'avisé. Chez nous, "sauge" vient du latin "salvare" qui lui a donné son nom botanique, "salvia" (mais je crois qu'en hindi, on dit aussi ainsi...). "Salvare" signifie "sauver", tant il est vrai que "la Toute-Bonne", comme on l'appelait dans nos campagnes, peut nous guérir de bien des maux. 
Alors avec l'automne qui arrive, il est bon de savoir (pour ne pas contaminer nos voisins de tapis dans un cours de yoga par exemple...) qu'elle soigne très bien le mal de gorge (comme tous les petits problèmes de bouche d'ailleurs). On dit également en âyurveda que la sauge dégage les canaux de la tête : les canaux physiques (les sinus se libèrent, la voix s'éclaircit...) comme les nâdîs subtils (et là, ce sont les perceptions et la pensée qui s'affinent).

Préparation : le "thé des grecs" (mais les hollandais l'appellent, paraît-il "thé des français"), se prépare... comme un thé, en versant de l'eau très chaude (mais pas bouillante) sur une (grosse) pincée de ses feuilles duveteuses. Puis vous laissez infuser 5 bonnes minutes (l'eau doit prendre de la couleur), avant de déguster...

Précautions : si la sauge est excellente, tant en goût qu'en vertus (elle en a de nombreuses autres : digestive, anti-inflammatoire, apaisante...), elle a l'inconvénient, à hautes doses, d'aggraver l'hypertension et l'épilepsie. À éviter donc si vous êtes concerné(e).
La sauge a aussi pour propriété de stimuler l'utérus ainsi que de couper le lait des mamans. Et là, je pense aux élèves qui vont avoir un bébé : pas de sauge pendant la grossesse (sauf au dernier jour, pour "accélérer"), ni après si vous allaitez...

"qui a de la sauge dans son jardin
n'a pas besoin de médecin", dit le proverbe provençal...

Soignez-vous bien !

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